Mercredi 7 novembre 2007 à 21:54


A la base je crois qu'il devait y avoir plein de photos... Mais ordi... Blablabla chiant.
Je rentre, un pied là-bas, un pied ici [ça doit être vrai].
Le reste de la terre tente de gravité autour de mon tout petit monde.
Le moment parfait est passé.
Son rire raisonnait dans les lumières de la nuit. Sa voix si légère, sa voix de cristal est venu briser le lourd silence du sommeil. Sa voix s'élevait toujours plus volatile. Elle dansait dans les lumières. Ses jambes foulaient le sol tel si elles étaient natives de la nuit.
Encore une foix elle m'échappe petit à petit. Pourtant un lien nous unie, un lien si présent et si fragile. Je revois ses ongles frôlant ma peau brûlante. J'ai entendu sa voix emportée par les sirènes. Pression oppressante de sa pensée omniprésente.
Elle me parle mais je n'écoute plus, je ne voix que ses yeux rieurs. Ses mains s'affairent à tout autre chose. Je la regarde intensément, ses yeux croisent mon regard et se détournent aussitôt. Elle prend ma main, la relache comme hésitant à chaque frémissement de ma peau. Son esprit semble empreint d'une joie de vivre qu'elle seule sait me transmettre. Les larmes emplissent mes yeux de cette perte de parole. La vie s'échappe dans notre songe, et je m'endors avec elle.
Un corps fin qui supporte avec force les épreuves. Une voix grave, onde qui traverse chaque pore de ma peau. Des mots acérés et sincères échappés au fil du temps. Une rondeur là où la maigreur laisse place. Une liberté à nourrir, à grandir. Un non-conformisme qui échappe parfois à a raison. Une fumée toxique qui tue à grand feu ses poumons trop fragiles. Une solitude à cultiver à grand coup de foule enivrée. Un trop plein de lucidité sur le monde et ses manques. Une curiosité lacérée de non-dits. Un manque impossible à combler. Seul.
[à aucun moment je ne m'approprie ses mots venus d'ailleurs, il suffit de faire la part des choses]